Actualités

Partager sur :
15 mai 2021
Témoignages

Souvenirs de pension de Denise, 1934-39 (1)

Vue 163 fois

Voici les souvenirs de Denise PUTFIN (PETIT 1934-39) qui a fréquenté les Maisons d'Écouen de 1934 à 1936 puis de Saint-Denis de 1936 à 1939. Sa petite-fille, Marie-Sophie MIOTTO, nous a envoyé le recueil des souvenirs de sa grand-mère. Ce témoignage de la vie dans les maisons au début du XXe siècle bourré d'anecdotes, sera diffusé sous forme de "feuilleton" au gré des Newsletters. Nous remercions Marie-Sophie MIOTTO ainsi que son père, Guy PUTFIN, qui nous a procuré quelques photos (voir liens de téléchargement en fin d'article).

 

1. Les préparatifs !

"Nous étions en 1934, et j'allais passer mon certificat d'études, lorsque mon père me dit que si je voulais continuer des études comme j'en avais exprimé le désir, je devrais aller en pension, car en tant que chevalier de la Légion d'honneur, il pouvait demander mon admission dans l'une des maisons d'éducation. Il me faut expliquer qu'à cette époque-là, la plupart des garçons et des filles arrêtaient leurs études après le certificat qui était un examen sérieux et avec lequel on pouvait trouver du travail, surtout les garçons, car peu de filles travaillaient. Deux ans après, il y avait le certificat complémentaire, (...). Le brevet ne se préparait pas dans tous les établissements, quant au baccalauréat, qui restait une exception, il ne se préparait dans l'Oise qu'à Beauvais et Compiègne. Tout cela va changer en quelques années, surtout après la deuxième guerre mondiale.

Après avoir demandé quelques explications sur ces maisons d'éducation et notamment si je pourrais aller à la messe et continuer mon instruction religieuse car, jusque-là, j'avais été dans une école catholique et j'y tenais beaucoup. Dans l'affirmative, j'acceptai avec enthousiasme la proposition de mon père qui déposa donc ma candidature. Il fallait réunir un dossier tant scolaire que médical et familial.

Je fus reçue au certificat avec la mention bien et acceptée à la maison d'éducation d'Écouen pour la rentrée scolaire 1934. En attendant, il y avait des préparatifs à faire. Tout d'abord, s'occuper du trousseau et de l'uniforme obligatoires. J'allai donc un jour avec mes parents à Paris, rue du Faubourg Poissonnière, à la maison qui fournissait ces vêtements. On prit mes mesures. Il y avait le trousseau lingerie et le trousseau roberie. On nous montra l'uniforme, sur un cintre, aussi je n'avais aucune idée de ce que cela pourrait donner sur moi, mais ça ne m'inquiétait pas du tout. Il n'y avait pas d'essayage, nous n'eûmes pas à revenir, tout étant livré directement à Écouen avec notre numéro : je reçus le 246. Je demandai toutefois si je reviendrai habillée comme ça chez moi aux vacances. Il me fut répondu que non, pour les départs en vacances nous remettions nos "habits de sortie".

En plus du trousseau, il y avait toute une liste de fournitures à se procurer : objets de toilette, fournitures scolaires, matériel de dessin et de peinture, nécessaire de couture etc. J'allai donc encore une fois avec papa à Paris dans les grands magasins pour effectuer ces différents achats."




Commentaires

Vous devez être connecté pour laisser un commentaire. Connectez-vous.